vendredi 24 août 2007

Rien à perdre. Ils ont Suzanne.

Bonjour !

Hier je suis tombé par hasard sur un de mes livres que je pensais avoir perdu et, en relisant les premières pages je n'ai pas pu m'empêcher de le relire entièrement...

Ce livre c'est La Bande à Suzanne, de Jean François Deniau. Si vous ne connaissez pas ce livre, voici un petit extrait qui vous donnera peut-être envie de l'emprunter à la bibliothèque ou même, qui sait, de l'acheter !


Extrait de La Bande à Suzanne de Jean François Deniau, Chapitre 2, Une conduite, page 17 :

C'était justement porte des Lilas. Tard le soir. Il pleuvait glacé, terrible. Moi j'étais en train de me faire un Solex attaché à un réverbère. Un peu minable à chouraver, d'accord. Mais on se casse le poignet sur ce qu'on trouve. Fastoche. Une chaîne de gourmette pour demoiselle. Un cadenas de Prisu. Voilà, c'est fini le nesbi. Je me relève, et je vois quelqu'un assis sur une grosse meule qui me regarde. Ce quelqu'un, elle a jupe. C'est une largue. Ouais, une jupe en cuir très serrée sur un petit cul. Elle enlève son casque, ses lunettes, et me dit, belle voix un peu enrouée, "alors fiston, on se paye des vélos de gonzesse ?"

Elle, elle avait une Norton 500 noir et acier d'avant-guerre. Un bijou pour collectionneur. Comment elle grimpait dessus avec sa jupe ? Pof, les mains sur le guidon, une jambe en l'air, à cheval, on lui voyait la foune au passage. Et là, je m'aperçois qu'elle a des chaussures toutes fines, à hauts talons. La classe. Comment elle ne tombait pas ? Elle me lance : "Tu viens faire un tour, minot ? Je t'emmène. Il y a conduite ce soir. Tu as l'air un peu brut de couenne. Faudra que je te polisse à l'astic." Quelle langue elle parle. Je ne comprend rien. Plus tard je saurais. Je saute en selle. Il ne doit pas être loin de minuit.

La Bande à Suzanne, Jean François Deniau.

Ancien ambassadeur, plusieurs fois ministre, marin, spécialiste des missions à risques, Jean François Deniau a écrit de nombreux livres.
Jean François Deniau est membre de l'Académie Française depuis 1992.

A bientôt !

Pierre A.

jeudi 23 août 2007

10 heures quoi ?? Deezer.com !

Bonjour !

Comme promis dans le message précédent, je vais maintenant vous parler de Deezer.com...


Deezer.com, qu'est-ce que c'est ?

Deezer.com c'est le premier site gratuit et légal d'écoute de musiques.

C'est-à-dire ?

Voici quelques extraits du communiqué de presse du 22 août 2007, (hier) :

Après la fermeture par la SACEM de Blogmusik.net en février 2007 le site, renommé Deezer.com, annonce avoir négocié un accord avec les sociétés de droits d'auteurs.

Ainsi, Deezer.com devient le premier site mondial de musique à la demande accessible sans aucune restriction : l’écoute de tous styles de musique sera désormais gratuite, illimitée, légale et accessible à tous les internautes via un navigateur Internet.

[...]

Grâce aux accords négociés avec la SACEM, Deezer.com devient aujourd’hui l’unique acteur à proposer une solution gratuite pour les internautes tout en rémunérant les acteurs de la création musicale (artistes, auteurs, compositeurs, maisons de disques,...) via les revenus publicitaires générés.

[...]

Bref, je ne vous mets pas tout le communiqué mais je pense que l'essentiel est dit, grâce à ce site vous pouvez écouter et partager les musiques que vous aimez en rémunérant les acteurs de la création musicale ce qui est, pour ceux qui me connaissent en tout cas, quelque chose de très important à mes yeux.


C'est pourquoi je fais de la publicité pour ce site, qui dispose déjà d'une bibliothèque relativement bien fournie et qui, toujours d'après le communiqué, est amené à s'étoffer davantage jour après jour.

Vous avez donc sur votre droite un exemple de widget proposé par Deezer.com qui me permet de vous faire écouter des chansons que j'apprécie actuellement, et, vous pouvez bien sûr aller dès maintenant faire un tour sur ce site afin de vous faire votre propre opinion.

A bientôt !

Pierre A.

Des nouveautés sur Le Blog de Pierro

Bonjour !

Aujourd'hui, j'ai l'intention de vous présenter un nouveau site web que j'ai découvert hier et que je trouve très intéressant, mais avant ça, quelques petites mise à jour au niveau du Blog de Pierro.

Comme vous avez pu le constater, suite à vos remarques j'ai entre autres petites modifications :

- diminué le nombre d'articles présent sur la première page, (je vous rappelle que vous pouvez quand même consulter tous les articles du Blog de Pierro de plusieurs façon ; en utilisant le libellé en bas de chaque article afin de voir tous les articles possédant le même libellé, en sélectionnant l'article qui vous intéresse à l'aide du module Articles récents présent dans la colonne de droite et en cliquant sur Messages plus anciens tout en bas de cette page.)
- réorganisé les widgets présentant les derniers articles des flux consacrés à l'actualité d'Apple, de la presse quotidienne française, des blogs, de l'actualité des salles obscures et des derniers articles de Cuk.ch,
- ajouté un widget Mon iTunes afin de vous faire partager la musique de mes artistes préférés ainsi que leurs morceaux
- et enfin, ajouté un nouveau module Ma musique grâce auquel vous allez pouvoir écouter de la musique tout en lisant les derniers articles du Blog de Pierro.

Bien entendu, si vous avez d'autres suggestions, je serais ravi de les entendre et je ferais mon possible pour les suivre à la lettre !

Vous pouvez donc comme d'habitude me contacter par MSN et Skype, ou, si vous n'avez ni l'un ni l'autre en laissant un commentaire à cet article, en sachant que je répondrais plus rapidement si vous passez par une des deux applications citées ci-dessus.

A tout de suite pour mon article sur ce site évoqué au début de ce message...

Pierre A.

mercredi 22 août 2007

Boarding Gate

Bonjour !

Cet été, à part certains films pourtant très médiatisés, comme Ratatouille par exemple, mais pas forcément mauvais, très peu d'entre eux ont retenu mon attention.

Heureusement, Boarding Gate sort aujourd'hui et vient de réveiller ma curiosité...


Boarding Gate c'est le dernier film d'Olivier Assayyas, (Clean, Demonlover, Les Destinées sentimentales, entre autres...), c'est un thriller de presque deux heures qui nous plongent dans une aventure qui se déroule de Paris à Hong Kong.

Mais trêve de blabla, voici la bande annonce :




Et maintenant, la critique de ce film, parue dans Télérama :

Boarding Gate

Sandra et Lester, deux amants criminels, souhaitent racheter un club à Pékin pour refaire leur vie. Mais bientôt Lester disparaît...

Ouvrez grand les oreilles, et écoutez la rumeur du monde : coups de feu, sonneries de portables, clics de souris d’ordinateur, ronronnement des cabines de long courrier… L’immersion d’un spectateur dans un film dépend d’une kyrielle de facteurs, dont, en bonne place, la qualité du son. Les cinéastes français croient souvent qu’il suffit de mixer fort, averse de décibels en stéréo, pour atteindre l’intensité des films hollywoodiens. Olivier Assayas est plus subtil. Dès la détonation, à la fois sèche et percutante, qui retentit au tout début de Boarding Gate, on sait que son nouveau film ne « sonne » ni dur d’oreille ni nouveau riche. Il possède une acoustique différente, qui appartient à la fois au cinéma de genre et au monde d’aujourd’hui, Assayas ne dédaignant pas d’utiliser l’un pour chercher à comprendre l’autre.


Anglophone, truffé de bruits qui sont autant de signes extérieurs de modernité, Boarding Gate n’est donc plus tout à fait un film français, mais certainement pas non plus un produit formaté à l’américaine. Non, aucun studio hollywoodien n’accepterait un scénario assez lâche, qui fait de longues pauses (imposante scène entre les deux personnages principaux, qui mêle rendez-vous d’affaires et rencontre amoureuse) puis s’emballe, se fiche de bâtir sérieusement des personnages pour les traiter presque comme des avatars. Première ou « second life »… ? Formellement, aussi, Boarding Gate ne ressemble qu’à un film d’Assayas : personne d’autre ne filmerait ainsi ce thriller qui court de Paris à Hong-kong, en gros plans, caméra portée, situations saisies à travers des vitres, compositions d’images qui frisent l’abstraction. Le style, ici, est affaire de morale et signale la déshumanisation de la planète.

Boarding Gate est bien le petit frère de Demonlover, l’ambitieuse (et imparfaite) fresque d’espionnage industriel qu’Assayas avait tournée en 2002. Il réactualise quelques figures classiques du film noir – en premier lieu la femme fatale – et les confronte aux mythes d’aujourd’hui, façonnés par la mondialisation. Le business-man, désormais, brasse large : il suffit d’un ordre sur un portable, d’un fax envoyé à l’autre bout du monde, et les grues automates des ports européens débarquent la marchandise, légale ou non.

Le monde change, et pas forcément en bien. Les héros des grands films noirs fuient un passé qui leur colle à la peau. Ici aussi, il est fait référence à un « avant », plus ou moins harmonieux : Sandra, jouée par Asia Argento, était la maîtresse de Miles (le massif Michael Madsen, révélé par Reservoir Dogs), homme d’affaires aux jeux sexuels vraiment particuliers. Ce qui s’est passé entre eux, ce qui lie tous les personnages, antérieurement au récit, est distillé au compte-gouttes, à travers des dialogues allusifs. Chaque conversation est une joute verbale intrigante, et aussi un exercice de style autour de l’idée de pouvoir. Celui ou celle qui croit mener la danse n’est-il pas, sans le savoir, manipulé ?


Bientôt, Sandra est piégée, en fuite. Dès qu’elle débarque en Asie, Boarding Gate troque le vide glacé d’un Occident en perdition pour le grouillement d’une métropole. Plus de faux-semblants : on est dans la réalité des corps, multipliés comme à l’infini, il s’agit juste de préserver le sien, de sauver sa peau. Au cours d’une poursuite haletante, Asia Argento, actrice qui a pu agacer dans sa posture obligée de séductrice provocante, est alors plus nue que nue : sans maquillage, sobrement vêtue, elle gagne en humanité ce qu’elle perd en artifice. Ce qui arrive à l’actrice correspond à la course de son personnage : il lui faut une nouvelle identité, une renaissance loin de ceux qu’elle a trahis (ou qui l’ont trahie). Le désarroi qu’Assayas saisit alors sur le visage métamorphosé d’Asia, la bien prénommée, est l’une des plus belles visions que l’on puisse goûter cet été sur un écran de cinéma.

Aurélien Ferenczi

Genre : Thriller
Nationalité : Français
Durée : 1 h 45 min
Réalisation : Olivier Assayas
Avec : Asia Argento, Michael Madsen, Carl Ng, Kelly Lin

Séduit ?

Pierre A.

Que pensent-ils quand nous sommes dehors ?

Bonjour !

Aujourd'hui, une petite pensée à nos animaux domestiques...

Le chien : " Qu'est-ce qui se passe si mon maitre ne rentre pas à la maison ? Pas de diner ! Alors je meurs !"
Le chat : "Qu'est-ce qui se passe si mon humain ennuyeux ne reviens pas ? Je vais devoir en trouver un autre et le former pour me nourrir et pour nettoyer ma litière."

Heureusement qu'on ne comprend pas ce qu'ils pensent ! ;-)

A bientôt !

Pierre A.